Définition de la Silver économie

Le terme Silver économie est apparu en France, en 2013. Auparavant, il existait dans sa version anglo-saxonne en Asie et notamment à Singapour.

Ce terme va qualifier à partir de 2013, une filière lancée, l’année suivante, par le gouvernement de l’époque sous l’impulsion d’Arnaud Montebourg et de Michèle Delaunay.

Bien sûr, auparavant, l’économie des Seniors existait déjà, avec deux principales notions :

  • le marché des Seniors qui regroupe la consommation des plus de 60 ans, aussi bien, pour des biens et des services spécialement conçus pour eux, que pour des produits de la grande consommation également consommés par les générations plus jeunes.

 

  • le grand âge qui regroupe les activités autour de la personne âgée souvent fragilisée avec pour cœur d’activités, le secteur des maisons de retraite, maintenant appelés EHPAD.

 

Ainsi, le terme Silver économie est en quelque sorte, un hybride entre les deux principales notions qui existaient avant 2013.

 

Lorsque nous assistons à des conférences, lorsque nous assistons à des débats, lorsque nous lisons des études et des livres sur la Silver économie, nous nous apercevons que nous parlons essentiellement de produits et de services, mais aussi, d’organisations spécialement développés pour les personnes âgées et consommés par les personnes âgées.

« Autrement dit, du côté de la consommation, ce sont des produits et des services qui ciblent principalement les personnes dépendantes ou fragilisées; en tous cas les personnes qui ont plus de 75 ans« .

A noter que, dans la majorité des autres pays anglo-saxons, le débat se focalise plutôt sur les jeunes Seniors, appelés Baby-boomers qui représentent la génération la plus habituée à la société de consommation et qui représente le « vrai » enjeu des opportunités économiques liées au vieillissement démographique.

Ainsi, le terme Silver économie, a bien sûr, des avantages; ne serait-ce que le côté sexy et facile à promouvoir dans les médias et dans la Société. Il est plus sexy, bien sûr, que le terme « marché des Seniors » qui reflète une connotation plus mercantile.

Cependant, le terme Silver économie indique, quand même, qu’il s’agit d’une économie complète, voire même autonome autour de la personne âgée.

Avec cela, nous oublions complètement l’ensemble des grandes entreprises qui développent des produits pour toutes les générations et qui sont également intéressées par vendre leurs produits existants à des Seniors plus jeunes.

Autrement dit, l’utilisation du terme Silver économie et la définition de son périmètre apportent des bénéfices, mais aussi des inconvénients.

C’est pour cela, que nous pouvons parler, maintenant, de trois notions en France :

  • la notion de la Silver économie essentiellement consacrée aux besoins et aux attentes des plus de 75 ans. Autrement dit, c’est l’économie des personnes âgées;
  • la notion de marché des Seniors qui regroupe la consommation globale des plus de 60 ans dans des biens et des services spécialement conçus pour eux, mais également dans des biens et des services conçus pour l’ensemble des générations;
  • la notion de Global Aing ou d’Economie de la longévité qui la plutôt définir les impacts, les changements et les attentes d’une population vieillissante.

 

Ainsi, nous aurons trois trois stratégies d’entreprises correspondant à ces trois notions :

 

  • des acteurs qui développent des produits spécifiquement pour les Seniors, soit qu’ils en fassent leur activité principale ou qu’ils en fassent une activité annexe d’une activité globale plus générale. Ainsi, dans ces acteurs, nous pouvons lister les acteurs de la téléassistance, du maintien à domicile, des services à la personne etc, liés au grand âge.

 

  • des acteurs qui développent des produits et des services pour les jeunes Seniors, notamment dans le tourisme, le confort et le bien-être. Ici, il va s’agir de deux principales stratégies, à savoir le développement de produits avec pour ‘cœur de cible’ les jeunes Seniors, mais ouverts aux autres générations ou encore l’adaptation en profondeur ou à la marge, de ses produits, en direction des jeunes Seniors, les Baby-boomers.

 

  • des acteurs qui ne vont pas développer de produit spécifique, ni pour les personnes âgées, ni pour les jeunes Seniors, mais qui vont devoir prendre en compte, le chamboulement de la pyramide des âges :  en effet, lorsque nous regardons de plus près, le vieillissement la population transforme la pyramide des âges, d’une pyramide en un cylindre vertical où le nombre de générations augmente et le nombre de personnes par génération s’équilibre.  C’est-à-dire qu’il va y avoir plus de générations avec un même nombre de personnes. Ainsi des acteurs, comme la grande distribution par exemple, vont devoir cibler et répondre aux attentes d’un plus grand nombre de générations qui auront peut-être et probablement, des attentes différentes.

 

Ainsi, nous voyons qu’il y a des acteurs qui auront intérêt, pour leur croissance, de développer des produits spécifiques pour les Seniors, alors que d’autres adapteront l’ensemble leurs infrastructures, leurs produits ou services à un nombre plus important de générations et à un client moyen, qui aura vieilli.

 

D’ailleurs, cette séparation est mis en lumière par une étude du cabinet de conseil McKinsey qui a été publiée en mars 2016 et qui indique que, d’ici 2030, les 60 ans et plus vont représenter 60 % de la hausse de la consommation et ce dans les pays de l’Europe de l’Ouest.

Les Seniors vont devenir très importants, mais McKinsey parle des Seniors comme étant les personnes de plus de 60 ans.

 

Et lorsque nous irons regardons de plus près, l’étude indique plutôt 2 marchés :

  • un marché du grand âge et des personnes âgées que l’on pourrait assimiler à la Silver économie, telle qu’elle est définie et présentée, très souvent, à l’heure actuelle;

 

  • et un marché des jeunes Seniors qui est plutôt basé sur le bien-être, le confort et la consommation globale.

 

McKinsey va plus loin et indique que ce deuxième marché des jeunes Seniors va être plus important, jusqu’en 2030, que le marché des personnes âgées.

 

Bien entendu, le marché des personnes âgées représente une importante source de croissance pour les entreprises notamment pour les PME.

 

Mais, il ne faut pas oublier les énormes opportunités de croissance que représentent les Baby boomers.

Ainsi, alors que la plupart des événements la Silver économie se focalise sur le marché des personnes âgées, aux USA, les acteurs se focalisent davantage sur le marché des jeunes Seniors, les Baby boomers, à l’image de la conférence annuelle “Boomer Summit”.

 

Le vieillissement démographique va fortement impacter de nombreux secteurs d’activité et va, probablement, redistribuer les cartes entre certains acteurs : entre ceux qui ont pris de l’avance avec la prise en compte des impacts du vieillissement démographique sur leur secteur d’activité et ceux qui vont traîner à prendre les mesures nécessaires.

 

Le vieillissement démographique est dû à la hausse de l’espérance de vie et en Europe de l’Ouest, ce vieillissement est encore accéléré par un phénomène très particulier, qui est celui des baby-boomers : cette masse de personnes qui arrivent à l’âge de 70 ans et qui accélèrent, fortement, le vieillissement de la population et la hausse du nombre de Seniors dans la population.

Maintenant, il s’agit de bien prendre en compte, que le vieillissement démographique n’est pas un sujet de quelques années mais plutôt de deux à trois décennies.

Autrement dit, de nombreux conférences, débats ou études, parlent des taux de vieillissement très importants à l’horizon 2040, 2050 ou 2070.

Les entreprises sont intéressées par développer des activités, non pas à des horizons aussi lointains, mais dans les prochaines années.

Regarder ce qui se passe à court terme est aussi important, voir plus important, pour les entreprises, que de savoir ce qu’il va se passer en 2050.

C’est d’ailleurs pour cela, que l’étude de McKinsey indique et montre que l’attrait du vieillissement démographique pour les grandes entreprises va se faire en deux temps : dans un premier temps, le marché des jeunes Seniors et dans un deuxième temps le marché des personnes âgées.

 

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de marché de la Silver économie ou de marché des personnes âgées, mais qu’il faut bien comprendre, que même si la Silver économie représente de gigantesques sources de croissance, les plus importantes sources de croissance pour notre économie et pour les grandes entreprises, sont les jeunes Seniors, les Baby-boomer.

 

Après un départ euphorique de la filière Silver économie en 2014, le soufflet semble un peu retombé, malgré des initiatives très intéressantes de nombreux acteurs, notamment de l’association France Silver Eco, mais aussi de très nombreuses autres, tels que des CCI ou des clusters comme Silver Valley.

Lorsque l’on dit que le souffle est un peu retombé, cela veut dire que les initiatives du gouvernement pour favoriser le développement de la Silver économie sont moins nombreuses.

 

 

Que représente la Silver économie en volume ?

En terme de chiffre d’affaires et de volume de marché, les chiffres décrivant le volume de la Silver économie varient très fortement, notamment en fonction du périmètre qui lui est attribué, pour calculer ces différents chiffres.

La fourchette est très large puisque l’on part de quelques centaines de millions d’euros à plus de 100 milliards d’euros.

Tout dépend ce que nous entendons par Silver économie et quel périmètre, nous prenons pour définir la Silver économie

En 2013, l’agence de conseil Senior Strategic, avait calculé le périmètre de la Silver économie avec une définition très spécifique : il s’agissait de l’ensemble des produits et des services vendus aux plus de 60 ans et conçus pour eux. Autrement dit, il s’agissait des produits et des services spécifiquement dédiés aux plus de 60 ans et consommés par ces générations.

Ainsi, en prenant cette définition de la Silver économie, Senior Strategic est arrivé au chiffre de 90 milliards d’euros pour quantifier le volume de la Silver économie.

 

Ce chiffre inclut, non seulement, bien sûr, les produits et les services pour les personnes âgées, mais aussi et surtout l’ensemble des produits pour les jeunes Seniors, tel que le tourisme, mais aussi une part de l’assurance ou encore une part du secteur de l’alimentation.

Si on prend un périmètre plus restreint, tel que celui qui est utilisé dans les différentes conférences actuellement, effectivement nous obtenons quelques centaines de millions d’euros, guère plus.

Tout est une question de définition de la Silver économie.

 

Quels sont les secteurs touchés par la Silver économie ?

Les secteurs dans lesquels nous trouvons le plus de projets sur la Silver économie “version personnes âgées” sont l’ensemble des secteurs autour des EHPAD et des maisons de retraite et plus généralement de l’habitation des personnes âgées, mais aussi de l’aménagement du domicile et du maintien domicile ou encore l’ensemble des technologies permettant un meilleur maintien à domicile et augmentant les chances de bien vieillir.

D’ailleurs le terme “bien vieillir” est souvent accolé au terme Silver économie.

En parlant de bien vieillir, on oriente, tout de suite, la Silver économie sur le marché des personnes âgées.

C’est une thématique importante et sociétalement indispensable, mais cela a tendance a oublier une partie du marché des Seniors.

Une thématique vaste

Le marché des Seniors est un sujet très vaste puisqu’il englobe la grande majorité des secteurs d’activité c’est-à-dire des produits et des services que les Seniors peuvent consommer. On parle aussi bien du tourisme, de la sécurité, de la mobilité, de l’aménagement de l’habitat des services à la personne ou encore de la santé.

Finalement, il ne s’agit pas d’un marché des Seniors ou d’une Silver économie, mais de plusieurs marchés différents.

Il est même possible de se demander si la Silver économie est vraiment une filière industrielle.

D’ailleurs, de nombreux acteurs sur la Silver économie, peuvent également être classés dans d’autres secteurs d’activité. Il y a une sorte de double appartenance à son secteur d’activité et à son marché.

Si une entreprise de téléphonie mobile tel que Great Call aux Usa est à la fois membre actif du marché des Seniors mais aussi un acteur de la téléphonie.

Certaines entreprises d’un secteur d’activité très précis, ont souvent seulement une de leurs activités qui concerne les Seniors. Par exemple, la société Stiplastics spécialiste dans l’injection plastique, qui crée et fabrique des dispositifs médicaux et des solutions de dosage, est-elle un acteur de la Silver économie ou un acteur de la santé ou les deux ?

 

Une cible hétérogène

Les Seniors sont une population très hétérogène, comme l’explique l’expert du marché des Seniors en Grande Bretagne, Dick Stroud dans son livre “Marketing to the Ageing Consumer”.

Nous définissons les Seniors comme les 16 millions de personnes de plus de 60 ans en France (voire même les plus de 50 ans, pour suivre la définition de certains marketeurs).

Il est facile de comprendre qu’entre une personne de 60 ans et une personne de 80 ans, de grandes différences existent en termes de santé, de parcours de vie, de situation familiale, de revenu, etc. Même deux jumeaux ne consomment plus de la même façon; leur propre parcours de vie influence fortement leurs comportements.

Il est donc important de segmenter cette cible des Seniors et les segmentations ne manquent pas. Généralement, il est possible de segmenter les plus de 60 ans en trois générations : les Baby-boomers (55/73 ans), les Seniors (74/82 ans) et enfin les Grands Seniors (plus de 83 ans).

 

Comprendre le vieillissement démographie

Le vieillissement démographique est l’augmentation de la proportion de personnes âgées dans une population, en raison de la diminution de la fécondité et de la mortalité.

Le vieillissement peut être l’effet d’une augmentation du nombre de personnes âgées (vieillissement par le sommet de la pyramide), conséquence d’une baisse de la mortalité et de l’allongement de la durée de vie moyenne, mais peut être dû aussi à un déficit de jeunes (vieillissement par la base), à la suite d’une baisse de la natalité. Dans ce cas, il peut donc y avoir vieillissement même si le nombre de personnes âgées n’augmente pas.

Le vieillissement est une conséquence de la transition démographique. Jusqu’à présent, il a surtout touché les pays du Nord, dont la fécondité et la mortalité ont beaucoup baissé, mais il commence à toucher les pays du Sud et devrait être l’un des grands changements sociaux de l’humanité au cours du XXIe siècle.

La vitesse de vieillissement est aussi un élément important à prendre en compte. Les pays les plus ou moins rapidement notamment en raison de l’avancée en âge d’une génération bien particulière qui est celle des Baby boomers. Ce sont les personne nées après 1946, dont les plus âgés d’entre eux ont 73 ans 2018.

Ratio de dépendance démographique

Le ratio de dépendance démographique est fonction de la structure par âge de la population. C’est le rapport du nombre d’individus supposés « dépendre » des autres pour leur vie quotidienne – jeunes et personnes âgées – et le nombre d’individus capables d’assumer cette charge. L’indicateur clé de la dépendance démographique utilisé ici rapporte le nombre d’individus de moins de 20 ans et de plus de 65 ans à la population de 20 à 64 ans. Deux autres indicateurs sont présentés ici : le taux de dépendance des jeunes (individus de moins de 20 ans) et le taux de dépendance des personnes âgées (65 ans et plus), tous deux calculés par rapport au nombre d’individus de 20 à 64 ans. Ensemble, ces ratios donnent des informations sur les évolutions démographiques qui ont caractérisé les pays de l’OCDE jusqu’ici et auxquelles on peut s’attendre pour l’avenir.

Le ratio de dépendance démographique des personnes âgées va doubler d’ici 2075, par rapport à aujourd’hui, à seuils d’âge constants. Le vieillissement de la population est l’un des principaux facteurs qui a motivé la vague de réformes des retraites ces dernières années. Actuellement, on recense en moyenne, dans les pays de l’OCDE, 28 personnes de 65 ans et plus pour 100 personnes d’âge actif (20-64 ans). En 1950, le ratio de dépendance démographique était de 14 % ; il est passé à 28 % en 2015. Il devrait continuer d’augmenter pour atteindre 35 % en 2025, 51 % en 2050 et 55 % en 2075.

Taux de dépendance économique

Le taux de dépendance économique est le rapport entre la population des jeunes et des personnes âgées (moins de 20 ans et 60 ans et plus) et la population en âge de travailler (20 à 59 ans). Il est défavorable lorsqu’il est supérieur à 100 (ou « fort »), c’est-à-dire lorsqu’il y a davantage de jeunes et Seniors que de personnes en âge de travailler.

 

Quel est le vieillissement démographique de La France ?

Au 1er janvier 2017, la France compte 66,6 millions d’habitants. Avec l’allongement de la durée de vie et l’avancée en âge des générations du baby-boom, le vieillissement de la population française se poursuit.

Les habitants âgés d’au moins 65 ans représentent 18,8 % de la population, soit une progression de 3,7 points en vingt ans. La hausse est de 2,8 points sur la même période pour les habitants âgés de 75 ans ou plus, qui représentent près d’un habitant sur dix au 1er janvier 2017. En revanche, la part des jeunes âgés de moins de 20 ans a reculé de 1,7 point dans le même temps pour s’établir à 24,6 % au 1er janvier 2016. Les habitants âgés de 20 à 59 ans représentent, pour leur part, un peu plus de la moitié de la population, soit une baisse de 3,2 points en vingt ans.

Selon les projections de population de l’Insee, si les tendances démographiques observées jusqu’ici se maintiennent, la France métropolitaine compterait 73,6 millions d’habitants au 1er janvier 2060. L’âge moyen de la population résidant en France métropolitaine passerait à 45 ans en 2060, contre 41,2 ans en 2016. Jusqu’en 2035, la proportion de personnes âgées de plus de 60 ans progresserait fortement

En 2050, une personne sur trois aurait 60 ans ou plus

En 2050, 22,3 millions de personnes seraient âgées de 60 ans ou plus contre 12,6 millions en 2005, soit une hausse de 80 % en 45 ans. C’est entre 2006 et 2035 que cet accroissement serait le plus fort (de 12,8 à 20,9 millions), avec l’arrivée à ces âges des générations nombreuses issues du baby-boom, nées entre 1946 et 1975. Entre 2035 et 2050, la hausse serait plus modérée. Les personnes qui atteindront 60 ans appartiennent à des générations moins nombreuses. Par ailleurs, les générations du baby-boom nées juste après-guerre approcheront 90 ans : elles parviendront donc à des âges de forte mortalité.

Le vieillissement de la population française s’accentuerait entre 2005 et 2050 : alors que 20,8 % de la population résidant en France métropolitaine avait 60 ans ou plus en 2005, cette proportion serait de 30,6 % en 2035 et de 31,9 % en 2050.

Le vieillissement est inéluctable, au sens où il est inscrit dans la pyramide des âges actuelle, puisque les personnes qui atteindront 60 ans à l’horizon 2050 sont déjà toutes nées (en 1989 ou avant). L’allongement de la durée de vie dans les années futures ne fait qu’accentuer son ampleur. En effet, même si l’espérance de vie se stabilisait à son niveau de 2005, le nombre de personnes âgées de 60 ans ou plus augmenterait quand même de 50 % entre 2005 et 2050.

Stabilité de la population de moins de 20 ans et légère baisse de la population en âge de travailler

D’après l’Insee, le nombre de personnes de moins de 20 ans resterait stable : 15,1 millions en 2005 et 15,3 millions en 2050. Mais comme la population totale augmenterait durant cette période, la part des jeunes dans la population métropolitaine baisserait (24,9 % en 2005 et 21,9 % en 2050). Dès 2014, la proportion de personnes de moins de 20 ans serait inférieure à celle des 60 ans ou plus.

Le nombre de personnes âgées de 20 à 59 ans augmentait avant 2005 ; il resterait stable entre 2006 et 2008, autour de 33,1 millions. La baisse commencerait alors, les générations arrivant à ces âges étant moins nombreuses que celles qui en sortent. L’effectif des 20-59 ans diminuerait ainsi légèrement pour atteindre 32,2 millions en 2034, puis se stabiliserait à ce niveau (32,3 millions en 2050).

Pour les 20-64 ans, l’effectif augmenterait assez fortement d’ici 2010 ; la baisse s’amorcerait plus tardivement, à partir de 2012.

En 2050, les 20-59 ans représenteraient 46,2 % de la population contre 54,3 % en 2005. Pour les personnes de 20 à 64 ans, cette proportion est de 58,7 % en 2005 et 51,9 % en 2050. À cette date, la France métropolitaine compterait 69 habitants de 60 ans ou plus pour 100 habitants de 20-59 ans, et 46 habitants de 65 ans ou plus pour 100 de 15 à 64 ans. Ces deux ratios auraient presque doublé en 45 ans (38 et 25 en 2005).